Un monde ouvert

Bien souvent, il nous arrive de ressentir ou de parler de la complexité du monde actuel. On se sent dépassé, sans certitudes et sans capacité de comprendre globalement ce qui se passe.

Un philosophe actuel qui essaie d’écrire pour pouvoir être compris de chacun (n’hésitez pas à essayer de lire si pas encore fait), André Comte Sponville a récemment publié un recueil de 101 articles de 3 à 4 pages intitulé « Le goût de vivre » ; un de ces articles (‘Deux révolutions scientifiques’) m’a interpellé sur le sujet.

Il parle de 3 périodes :

1)   un monde clos de l’Antiquité au Moyen Age,: ‘un monde fini, ordonné, hiérarchisé, à l’intérieur duquel chacun pouvait trouver sa place, son rôle, son sens’ ;

2)   un univers infini, qui est celui des Modernes (16e et 17e siècles) : un espace homogène et illimité, neutre, sans lieu ni direction privilégiés ; la Terre n’est plus qu’une planète parmi les autres ; le sens n’est plus défini, ‘à la fin, nous trouvons le nihilisme et le désespoir’ ;

3)   le monde ouvert, qui est le nôtre, suite aux découvertes scientifiques qui ont réintroduit la notion de temps et donc d’une histoire ‘aussi irréversible qu’indéterminée, aussi aléatoire que féconde, aussi imprévisible que passionnante’, ‘qui redonne à rêver, qui ouvre au possible’.

Bien sûr, j’ai ici résumé, mais je voulais partager cette ouverture avec vous en nous disant que même si le sens du monde et de la vie peut parfois ou souvent nous échapper, nous pouvons prendre notre place, agir pour faire changer le monde et rêver à changer la vie.

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Le grand silence

Une connaissance du fitness, avec qui je parle parfois politique, me dit ce mercredi matin :   » le fossé entre le citoyen et le politique s’agrandit, personne ne comprend pourquoi c’est si compliqué et vous ne faites pas de pédagogie, cela peut devenir dangereux ce jeu là. »

Il est vrai que les discussions pour la constitution d’un gouvernement fédéral font un silence assourdissant qui contraste avec la cacophonie lors de la tentative de constitution d’une orange bleue en 2007, mais c’est pour moi la preuve que ceux qui travaillent à cet objectif ont conscience que la discrétion permet peut être un meilleur résultat que le grand show médiatique. On en reparlera donc un peu plus tard.

Mais le dit ‘fossé entre le politique et le citoyen’ m’interpelle toujours pour plusieurs raisons :

  • Nous avons jamais dans l’histoire eu autant d’information disponible sur ce qui se passe au bout du monde et près de chez nous ; des rapports existent sur tant de choses qu’il est impossible de les lire tous. Prenons un exemple : beaucoup de citoyens conviennent que le niveau communal est plus concret et directement abordable ; un rapport annuel est dressé par l’administration communale sur ses activités et est obligatoirement disponible à la bibliothèque communale comme à l’administration. Je ne connais qu’un nouveau citoyen éverois qui m’ait dit être venu le lire parce que c’était la première chose à faire quand on veut découvrir une commune. Je me demande combien ce document a eu de lecteurs l’an passé.
  • Je suis directeur de la Coopérative de Locataires Germinal, société de logements sociaux à Evere, dont  les statuts prévoient que seuls les locataires peuvent être administrateurs, sauf pour 2 sièges, un pour la Région et un pour une coopérative nouvelle. Lors de la dernières Assemblée Générale, 4 postes d’administrateurs étaient à pourvoir mais il n’y eut qu’une candidature… Cela n’est pourtant politique au sens restreint mais c’est bien au conseil d’administration que les décisions principales se prennent, et cela c’est du politique au quotidien sans appareil de parti etc.
  • Enfin, il faut le répéter, les élus le sont par les électeurs qui doivent bien être sensibles à leurs opinions puisqu’ils ont assez de choix pour s’exprimer.

Alors qu’est ce qui ne va pas ? Ouvrons le débat, vous qui me lisez (puisqu’un compteur m’indique que mon blog a des visites) : il suffit de faire un commentaire sur le texte et je vous assure que j’y donnerai un suivi positif ou négatif, mais que vos propositions ne me laisseront pas indifférent.

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