Citoyens et élus

Hier, dans Le Soir, un bourgmestre faisant fonction, annonçait qu’il arrêtait la politique pour retourner au privé par ce que les citoyens seraient trop critiques, trop négatifs et parfois insultants, à l’égard de leurs élus.

Aujourd’hui, dans le supplément du Soir, Léna, un article sur les désarroi et désaffection des élus français répercute la crainte devant les attaques physiques et le ‘ras le bol’ de beaucoup de maires devant les exigences souvent irréalisables de leurs concitoyens.

Si je ne peux accepter les insultes et agressions, les élus doivent pouvoir écouter les citoyens; ce ne sont pas des managers d’entreprise pour qui seul le résultat compte mais des femmes et des hommes qui doivent trouver l’équilibre entre l’écoute, l’action et leur vie personnelle. Des gens sont perdus aujourd’hui, les réseaux sociaux et autres leur font croire que tout serait simple si…

et pourtant il faut avoir la patience du dialogue même face à ceux qui pensent le contraire de soi, pour les aider à comprendre les réalités sans caricature.

Certains vont dire que c’est facile pour moi qui suis retraité (à 67 ans) de la vie politique, mais cela ne m’empêche pas de continuer à parler avec des voisins et d’autres; de plus, même si c’était parfois difficile, je garde un meilleur souvenir de ces nombreux contacts citoyens que d’autres relations dans la sphère politique. D’autre part, les réalisations lancées et réalisées pour le bien commun sont une source de joie pour moi.

Ceci n’est pas adressé qu’aux politiques mais à chaque citoyen que j’invite à s’engager à sa manière pour construire le présent et l’avenir, avec conviction et respect.