Les défis du secteur du logement social à Bruxelles

Les défis du secteur du
logement social à Bruxelles

Quand on parle de logement social en Europe, on parle autant de
logement acquisitif que locatif. Les politiques ont été variables, avec le Nord
de l’Europe en général plus centré sur le locatif social et le Sud sur
l’acquisitif.

A Bruxelles, la grande ville connaît un taux de propriétaires occupant
leur logement inférieur à 50%, au contraire de la  Flandre et de la Wallonie.

L’orientation politique a été prioritairement affectée au locatif même
si l’acquisitif est soutenu par le Fonds du Logement.

 

Aujourd’hui, les défis sont triples :

– Construire des logements sociaux locatifs car il en
manque : plus de 30.000 ménages en attente d’un logement social pour
39.000 logements ; la moyenne de rotation de locataires étant à Germinal
de 5%, il faudrait donc en moyenne 15 à 20 ans d’attente pour en obtenir un…

– 800 millions € demandés par les sociétés de logement
pour la rénovation/amélioration du patrimoine actuel pour un budget de
financement de 50 millions par an : il faudrait donc théoriquement 16 ans
pour répondre aux besoins actuels…

– Eviter ce que certains appellent la ‘ghettoïsation’,
et qui est plutôt la gestion de la vie sociale dans de grands ensembles
concentrés géographiquement, avec un seul propriétaire à qui on demande tout.

 

Je terminerai par un dernier enjeu : celui de l’organisation
de  la performance maximale du secteur du
logement social dans le monde d’aujourd’hui et de demain ; de plus en plus
complexe, il demande des connaissances et compétences que de petites sociétés
ne sont, à mon sens, plus capables de réunir, pour rendre le meilleur service
aux citoyens coopérateurs ou non et répondre aux 3 défis cités plus haut.

Cela implique, et je l’écris à titre personnel, de regrouper des
sociétés de logement
, tout en gardant un contact proche avec le locataire.

Le monde que je vois changer dans d’autres secteurs comme l’énergie ou
la commune exige une évolution que je défends partout où elle me semble
justifiée. Je ne pense pas que ‘big is beautiful’ mais il faut arrêter de
vouloir l’immobilisme en continuant à tenir des comptabilités dans chaque
petite entité sans avoir le temps et les moyens pour en analyser les résultats,
à avoir des services techniques et administratifs où
les compétences sont générales alors que les besoins deviennent plus
spécifiques. Bien sûr, il faut le courage de plonger dans un monde
partiellement inconnu, mais cela c’est ce que les fondateurs des coopératives
ont eu le courage de faire.

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