L’énergie en Belgique et en Europe

L’énergie en Belgique et en Europe

Les récents débats sur l’énergie nucléaire rendent nécessaire une
information plus complexe. La question du moment est : ‘comment pourrons
nous nous passer de l’énergie nucléaire en 2050 ?’

Il faut savoir que l’énergie nucléaire représente
actuellement plus de la moitié de l’énergie produite en Belgique. Or les
récents événements au Japon montrent sa fragilité et sa dangerosité, malgré les
précautions prises.

Les discussions sur la ‘rente nucléaire’ ont dévoilé par
contre l’énorme bénéfice financier fait sur l’énergie produite par ce moyen. Le
prix de l’énergie est un paramètre économique important tant pour le
consommateur direct que pour les entreprises.

Quelles sont donc les autres moyens de production
d’énergie connus et mis en œuvre aujourd’hui :
– Le pétrole, tant pour les véhicules que pour le
chauffage, mais pas pour la production d’électricité ;

– Le gaz : tant pour le chauffage que pour la
production d’électricité ; les essais en matière de carburant pour
véhicules n’ont pas été concluants à ce jour ;

– L’eau des rivières permet la production
d’électricité par turbines sans pollution, particulièrement dans les
régions montagneuses ;

– L’eau de mer a connu quelques tentatives
d’utilisation des marées pour la production d’électricité ;

– Le soleil ou plutôt la lumière, par les panneaux
qui permettent de produire de l’eau chaude ou de l’électricité ;

– Le vent produit de l’électricité par
l’intermédiaire des éoliennes.

 

Quelles sont les difficultés rencontrées pour les
utiliser mieux ou plus ?

– Le stockage :

  • Facile pour le pétrole ;
  • Plus complexe mais existant pour le gaz et en développement potentiel dans des sites
    naturellement propices sous la terre ;
  • Quasi impossible pour l’électricité vu le faible développement des techniques de
    batteries ;

– La production hydraulique des rivières, le
‘solaire’ et l’éolien sont dépendants des conditions climatiques et de
l’octroi de permis de bâtir contestés par des riverains ;

– Le pétrole et le gaz :

  • Ont des réserves épuisables dont les estimations varient ;
  • Nécessitent des investissements importants en pipe lines ou en port d’accueil des navires
  • Proviennent de pays dont la stabilité politique n’est pas assurée… mais il est difficile
    pour la Belgique de faire des commentaires !

– L’orientation libérale prise par l’Europe de
confier strictement au privé la production d’énergie, ce qui nécessite la
rentabilité de l’investissement ou l’intervention financière des pouvoirs
publics pour les subsidier, sans assurance d’en recevoir les fruits.

 

La solution des réseaux de transport et distribution du
gaz et de l’électricité est en développement constant en Europe, pour permettre
un équilibrage des productions en fonction des besoins et des capacités de
production ; ainsi en cas de vent calme en mer du Nord, il est possible
d’acheminer de l’électricité produite par les éoliennes de la Baltique ou du
Sud espagnol.

La production individuelle d’énergie est possible mais
limitée : si on veut en remettre dans le réseau, celui-ci doit exister et
reporter ses coûts également sur le petit producteur, qui ne pourra donc vendre
son énergie au prix où il l’achète, à moins que l’unité de production soit
entièrement autonome, ce qui n’est pas souvent accepté et ne résout pas la
question des surplus d’électricité.

 

Il est donc essentiel de promouvoir les économies
d’énergie, mais cette option doit être gérée efficacement pour qu’elle soit
accessible à tous les ménages et pas seulement les plus favorisés
financièrement.

 

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